Lénine mourut malheureux et déçu, mais le mythe communiste ne pouvait braver les idées reçues qui le maintenaient...
Kant mourut puceau à 80ans, voilà quelqu'un qui n'a rien trahit de sa pensée et sa morale.
Nietzsche était post-nazi, il a fallu qu’il meure cinglé pour cela ? Apparemment…
Machiavel a autant à voir avec le machiavélisme (qu’il n’a jamais conseillé) que le marquis de Sade avec le sadisme… Recourir à la ruse, aux feintes pour parvenir à ses fins n’était pas le but premier de ce grand penseur qui préféra analyser les mécanismes du pouvoir et les multiples conditions de son bon exercice. quant à Sade, il n'a aucunement fait l'apologie de sa perversion, il éprouvait le désir de la retranscrire voilà tout.
Novembre s'en va, et je me rends compte qu'ils n'ont rien d'extraordinaire finalement ces 20ans, je mentirais si je disais que je m'attendais à que ça soit autrement, alors pas du tout, et pourtant je suis déçue... le broken heart est tellement caricaturale comme douleur, ça implique l'essentiel, mais ça engendre le mal existentiel... Depuis peu de temps je vois tellement de gens partir pour me rendre compte encore une fois, car je n'apprends jamais, que c'est moi qui ne prend pas la peine d'avancer... Je suis seule sur ce tandem fléchi…
Hendrix vient de mourir, c'est donc un des pères spirituels de Funkadelic qui s'en va. La troupe est en studio, Clinton demande à Eddie Hazel de jouer comme si sa mère venait de mourir pour accompagner l'âme de Jimi au ciel. Pendant 10 minutes, le gars Eddie va faire chialer sa guitare pour ce qui restera comme un des moments d'anthologie de Funkadelic : Maggot Brain (la légende veut même qu'il ait été enregistré en une seule prise). Moins psychédélique et moins expérimental que ses 2 prédécesseurs, donc beaucoup plus facile d'accès, moins « brouillon » (je mets les guillemets exprès pour bien montrer que ça n'a rien de péjoratif) et moins bordélique, Maggot Brain est plus maîtrisé mais aussi plus propre. Eddie Hazel est au top de sa forme et Bernie Worrell commence à placer ses claviers de manière plus tranchante et décisive. Entre riffs et solo assassins, l'ensemble est toujours très axé guitare mais ne néglige pas les délires fourre-tout avec collages de sonneries, de pleurs, de cris, de pets comme dans le très délirant « Wars Of Armaggedon ». Maggot Brain est sans nul doute un des meilleurs albums de Funkadelic.
Je suis entrain de fixer cet effet d’effervescence dans mon verre, de l’aspirine qui se dissout dans de l’eau, c’est un comprimé contenant 500 milligrammes de paracétamol, et 260 milligrammes d’acide acétylsalicylique, le tout dans environ 20 centilitres d’eau, c’est assez déconcentré comme solution, ça sera pas trop amer finalement, quoiqu’à force d’en prendre, et avec le temps on cesse de se rendre compte que ça a un goût particulièrement âcre et déplaisant… ça se décompose dans mon verre, ça émet des pépiements, ça fait des bulles…tout ça, sur le plan macroscopique, microscopiquement par contre, ce sont les ruptures des liaisons entre les molécules qui libèrent de l’oxygène, c’est une oxydation dans l’eau qui fait naître ces bulles, ces petites bulles, contre qui la lumière se cogne, créant ainsi un certain effet de prisme. L’odeur n’est guère désagréable, car l’acide acétylsalicylique est un ester à la base, I mean dans sa composition organique… une réflexion pareille m’a pris dans les 60 secondes, ça m’a fait remuer dans mes cours de chimie et biochimie du baccalauréat, le temps que ça se dissout, que je puisse boire, et je le fais finalement, j’ingurgite le tout d’un seul trait, et j’attends que ça opère, que ma migraine se dissipe, ça par contre je ne saurai pas expliquer comment ça se passe, je n’aurai qu’à demander à Google, ça répond comme il se doit à plein de questions de toute sorte, parfois même celle avec des « pourquoi », c’est hallucinant tout de même un moteur de recherche, ce que je sais à l’avance, c’est que le paracétamol est connu pour ses priorités analgésiques, ça calme la douleur, surtout ; je crois, quand les endorphines n’y peuvent plus grand-chose, je ferai mieux d’arrêter là, car comment le paracétamol opère dans le cas d’une migraine, j’en sais fichtrement rien… c’est fou comment des bulles dans un verre peuvent être le déclic de tout un enthousiasme cognitif, je me dis que le cercle est une figure archi-présente dont toutes nos conceptions morphologiques des choses d’où le nom de l’article : Circept, c’est l’abréviation de concept circulaire, un mot que j’ai déniché lors de ma dernière lecture (Manager en toutes lettres), Circept, voilà l’atteinte d’une idée bien singulière… ou comme l’exprime l’image que je trouve époustouflante par sa singularité : Alcanza una idea, c’est de l’espagnol, littéralement : atteindre une idée, j’ai déjà commencé l’acquisition de quelques notions en espagnol grâce à un ouvrage, avant de commencer de vrais cours et j’ai hâte… je trouve cette langue particulièrement belle et sensuelle, tout comme l’Italien ou le portugais, en parlant de portugais, ma passion pour la bossa nova et le jazz latino va crescendo… c’est ce que je me passe la plupart du temps.
Quand j’y pense, heureusement pour moi que j’ai plus d’une passion qui rendent mon désir de vivre encore plus intense que mes déceptions et angoisses, c’est ce qui est beau en l’homme, c’est sa capacité de transcender sa condition… oui heureusement pour moi que j’ai ma soif du savoir, mon aptitude de dialectique qui me fait sortir de pas mal d’impasses existentielles (car la vérité ne vient point du dehors, mais du dedans) et surtout ce désir impérieux de vivre qui va au-delà de la vie même.
Je ne voudrais pas qu'on me prenne pour ce que je ne suis pas : une personne désespérée. J'adhère à l'idée que malgré tout, la vie mérite d'être vécue jusqu'au bout, on est pas dans le meilleur des mondes, ce qui incite encore plus à relever le défi et continuer sa quête de bonheur, de sagesse, de sens, et de Vérité. Je suis pessimiste mais il faut en conclure que j'aie une philosophie pessimiste et non pas que je sois suicidaire; dépressive ou autres, de toute façon, en arriver à ce stade c'est de la pathologie; ce qui n'est pas mon cas. Je ne peux nier que les personnes positives, et très positivistes m'insupportent, ce genre de personnes programmées à se sentir bien en permanence, à le cacher quand ils touchent le fond. Souvent; pour ces personnes des émotions; une angoisse, ça existe, mais ça se gère... voilà ce qui m'étoufferait à long terme. J'aime bien me laisser engourdir par mon angoisse des fois... ça me donne d'autres "perspectives introspectives" à essayer avec moi-même, au lieu de porter le même masque conventionnel sous prétexte que le sourire est contagieux. Que je ne sois pas irrévérencieuse est un fait, tout comme le fait d'apprécier la compagnie de gens d'esprit.
Tu es parti sans te retourner, et j'ai à peine discerné ta silhouette entrain de se dissiper dans l'horizon que ça m'avait déjà arraché quelques larmes, on en est qu'au troisième jour après ton départ que la vie a déjà repris son cours, sans toi cette fois ci, dans ce monde que tu as laissé tomber sans réticences. Si ton âme a pu supporter tant de souffrances durant ton existence, c'était au détriment de ton corps qui a cédé à la première atteinte. Tu as connu une misérable vie, et ça va culpabiliser plus d'un maintenant que tu as quitté, car on te servait de la pitié quand ce n'était pas du mépris, un regard froid au lieu de la fraternité, mais en aucun cas ça ne t'as corrompu, tu es resté pauvre et bon jusqu'à ta mort, on te taxait de faiblesse, et on t'accablait de mépris, mais tu n'éprouvais pas l'envie de te révolter, tu étais fataliste et soumis, je culpabilise pour cela mais je n'ose te le reprocher, je culpabilise au nom de tout ceux qui t'ont connu et contribué à ta misère, avec presque rien, sinon leurs regards et leurs indifférences. Mais en dépit des hommes, et leurs regrets, la mort est une affaire de Dieu qui nous transcende largement, tu étais mon oncle et ton départ fut affligeant, je ne cesse de repenser à ta vie malheureuse, ton agonie, et les causes de ton décès, pour que ça me ruine, jusqu'à la petite parcelle de mon âme, pour qu'au delà du "Nous sommes à Dieu, et à Lui nous revenons" que je ne cesse de répéter avec moi-même, c'est une culpabilité invivable que je sens me tordre le cœur.
A la lecture de cet article qui m'a longuement fait réfléchir au suicide étant la dénonciation de l'échec de l'humanité, je me suis rappelé l'autodestructeur sur Waking Life :
A self-destructive man feels completely alienated, utterly alone. He's an outsider to the human community. He thinks to himself, "I must be insane." What he fails to realize is that society has, just as he does, a vested interest in considerable losses and catastrophes. These wars, famines, floods and quakes meet well-defined needs. Man wants chaos. In fact, he's gotta have it. Depression, strife, riots, murder, all this dread. We're irresistibly drawn to that almost orgiastic state...created out of death and destruction. It's in all of us. We revel in it. Sure, the media tries to put a sad face on these things, painting them up as great human tragedies.But we all know the function of the media has never been..to eliminate the evils of the world, no. Their job is to persuade us to accept those evils and get used to living with them. The powers that be want us to be passive observers. And they haven't given us any other options...outside the occasional, purely symbolic,participatory act of voting.You want the puppet on the right or the puppet on the left I feel that the time has come to project my own...inadequacies and dissatisfactions... into the sociopolitical and scientific schemes,Let my own lack of a voice be heard.
I want out of the labels. I don't want my whole life crammed into a single word. A story. I want to find something else, unknowable, some place to be that's not on the map.
A spinx. A mystery. A blank. Unknown. Undefined.