dimanche 25 octobre 2009

Le bonheur de rompre.

Un esprit subversif et sceptique ne peut jamais être manichéen, et les deux principes dualistes de la morale à savoir le bien et le mal ne sont souvent pour lui, rien de plus qu’une convention qui a pour but d’interpréter le monde selon un point de vue purement théologique.
Ainsi pour ce même esprit sceptique, Dieu et Diable ne sont rien de plus que de la mythologie et de la parabole, cependant, il arrive qu’en poussant la raison à son paroxysme, on ait comme résultat la foi, la foi est souvent la conséquence d’une pensée rationaliste et téléologique (qui cherche une finalité) poussé à ses limites, mais l’adhésion à une religion est beaucoup plus le résultat d’un désir d’appartenance idéologique.
On peut donc se permettre de dire que la foi, c’est philosophique, et que la religion c’est politique, en combinant les deux, on se forge une certaine identité spirituelle reposant sur des croyances, dogmes et causes.
La foi n’est foi que si elle est évaluée par le doute, donc foi et doute vont de pair, sinon il n’ y a pas lieu de parler de foi, elle perd toute sa légitimité puisque la foi est justement le fait de « croire en » et non pas « croire à », c à d admettre l’existence de réalités intangibles, parmi elles : l’âme, Dieu, la fin eschatologique qu’admet les trois religions monothéistes, à savoir l’Apocalypse ou le Jour du Jugement Dernier, Paradis et Enfer et puis le diable … nous voici arrivés à la figure que je voulais tant débattre : j’ai toujours conçu le diable autant que symbole, rien de plus qu’un symbole, tout comme une colombe peut être symbole de Liberté ou de Paix, le diable est celui du mal, je n’ai jamais pensé à s’attarder sur son existence, j’ai toujours cogité sur l’existence de Dieu, mais jamais celle du diable ou du moins je l’envisageais beaucoup plus artistiquement que philosophiquement, l’ange déchu qui tomba dans le piège de la volonté, puisqu’à un certain point nos volontés équivalent la volonté divine, on est entièrement libres, ce qui a fait de Lucifer un ingrat c’est qu’il en ait usé pour contredire la volonté divine, la plus absolue, voilà ce que dit la théologie, une théologie qu’une grande partie de l’humanité a abolit pour prôner la raison, une raison qui n’est jamais censé prêcher, et qui a finit chez certains par l’adoption du diable, de Satan (Lucifer déchu), autant que symbole de subversion, de révolte contre le statut quo à savoir Dieu qu’on assimilait souvent aux institutions religieuses normatives, c’est le cas de la chrétienté réduite au clergé moyenâgeux, pour que l’individualisme prime, que la morale soit annihilé, et que le libéralisme crée une société de consommation ahurissante où seul la « politique de la personne » compte, qu’est ce que la politique de la personne ? Si ce n’est la mise en œuvre de tout ce qui permet à l’individu de se définir, mais prenons garde ! L’habileté du Diable consiste à engager la vertu au service du mal, surtout que L’Enfer et le Paradis sont probablement deux promesses assez peu discernables, si vous voulez déjouer le premier tour du diable… si vous tenez sérieusement à l’attraper, je vais vous dire où vous le trouverez le plus sûrement : dans le fauteuil où vous êtes assis… La chance d’échapper au démon, l’homme la tient s’il ne néglige aucun moyen d’aller au-delà de lui-même. Il faut en ce sens comprendre la définition de la « Personne », « Personna » en latin ou « Personare » en grec, à savoir : « Masque », qui nous dissimule à nous-même, et à la vérité, car souvent ce masque est le résultat d’endoctrinement, je suis loin de croire au bout de la lettre ce que les théories de complot en vogue ces derniers temps sur le net, affirment, mais ce n’est pas non plus des histoires cousues en fil blanc, il faut dire que ces hypothèses ont contribué en quelque sorte à révéler un point très sensible à l’opinion publique, celui de la notion d’élite, car oui une élite existe, une élite qui possède tout les holdings et toutes les multinationales du monde, une élite qui assure de jour en jour son hégémonie économique, et vu les ressorts invisibles de l’économie, son diktat idéologique basée sur la propagande aussi, sa puissance mondiale est en faveur des misères des autres, nous autres, la masse.
Cette théorie conspirationniste d’illuminatis et de franc-maçons, avec cette histoire de dollar et d’œil d’Horus me laisse dire qu’aux pays des aveugles, les borgnes sont rois, ces gens là ont vendu leurs âmes au diable oui, le démon du matérialisme.

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